Le principal suspect de l'agression de quatre militaires à Valence a été mis en examen dimanche "pour tentatives d'homicide sur personnes dépositaires de l'autorité publique". Le procureur a annoncé que la piste terroriste avait été écartée.
Un mandat de dépôt a été requis à son encontre, a précisé le procureur de la République de Valence, Alex Perrin. "Le juge d'instruction s'est déplacé à l'hôpital pour la mise en examen car le forcené est toujours hospitalisé", a-t-il précisé.
Le magistrat avait déclaré lors d'une conférence de presse samedi que l'homme avait agi seul et ne semblait pas avoir de liens avec des réseaux jihadistes.
"Ni arme ni document en relation avec une éventuelle appartenance à un radicalisme religieux ou à des mouvances terroristes" n'ont été retrouvés dans son véhicule, avait ajouté le procureur.
Images de propagande jihadiste
Plus tard dans la soirée, Alex Perrin avait toutefois indiqué que des "images de propagande jihadiste" avaient été retrouvées sur l'ordinateur du forcené, confirmant ainsi une information du Dauphiné Libéré. "Ce sont des images qui peuvent être tout à fait trouvées par n'importe qui sur internet", avait-il déclaré à l'AFP sans préciser s'il s'agissait de propagande de l'organisation de l'État Islamique.
Le matériel informatique du forcené a été saisi par les enquêteurs lors d'une perquisition à son domicile à Bron, aux portes de Lyon.
Vendredi après-midi, aux abords de la mosquée de Valence, commune du sud-est de la France, entre deux offices, un homme de 29 ans a foncé en voiture sur quatre militaires chargés de surveiller l’édifice religieux. Les soldats ont ouvert le feu lors du second assaut de l'automobiliste.

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